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Un inventaire pour mieux protéger les dunes

Société
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Pascal LACROIX
Pascal LACROIX, botaniste en charge de l'inventaire floristique
04 / 05 / 2021

Dans le cadre de sa politique de protection de ses espaces dunaires, la Ville de Pornichet a missionné l’association Bretagne Vivante pour réaliser un inventaire de la faune et de la flore sur la dune grise de Bonne Source, et sur celle de la Pierre Percée ; une opération soutenue par le Département, via le Contrat Loire-Atlantique Nature.

Depuis le début du printemps, les botanistes et naturalistes de l’association Bretagne Vivante scrutent avec attention la dune de grise de Bonne Source, à Pornichet, afin de recenser plantes et animaux (insectes, reptiles…) de cet écosystème fragile, si particulier. « Nous sommes, ici, sur une dune stabilisée, contrairement à la dune blanche du littoral », explique Stéphane CAUCHY, élu en charge de la Transition Ecologique, « on y retrouve des plantes endémiques, plutôt rares dans le département comme l’Ophrys araignée et l’orchis bouc. Il était donc important pour l’équipe municipale de protéger cet espace ». Un engagement qui a, également, amené la commune à acquérir progressivement les parcelles qui constituent cette dune. A ce jour, la Ville est propriétaire de 2,5 ha du site d’une superficie totale de 3,6 ha.   

Il faut dire que les menaces qui planent sur la dune grise sont multiples : piétinement, passage d’engins motorisés, déjections canines… ou encore plantes invasives (peupliers, Yuccas), qui font déjà l’objet, chaque année, d’une opération d’arrachage citoyenne, toujours avec Bretagne Vivante. « Par exemple, si la dune est si jaune, actuellement, c'est dû au piétinement qui a permis aux plantes annuelles de proliférer au profit des vivaces endémiques, explique Pascal LACROIX, botaniste pour Bretagne Vivante, et ce sont ces plantes annuelles qui sèchent en ce moment faute d'eau ».

« L’inventaire en cours, qui s’achèvera dans un an, va nous permettre d’adapter notre gestion du site, mais aussi de mettre en place des équipements pour mieux le protéger et pour sensibiliser le public à sa préservation », conclut l’élu.